

De Stravinsky à Bério, de Bach à Piazzolla, de la valse musette au free jazz, Bruno Maurice et Jacques Di Donato s’unissent dans un souffle d’anches multiples. Au gré de leur intuition, empruntant des chemins intuitifs et improvisés, des détours tranquilles ou accidentés, ces deux musiciens improvisateurs nous emmènent avec délicatesse dans leur univers intime.
Soliste international, Bruno Maurice est professeur au conservatoire national de la région de Bordeaux. Son parcours universitaire, marqué par une licence de musicologie puis un CAPES d’éducation musicale et chant choral le mène sur le chemin de l’enseignement en collège pendant 9 ans. Passionné de pédagogie, cette période sera aussi déterminante dans le développement de sa passion pour l’accordéon: après avoir débuté à l’âge de six ans auprès de Jean-Marie Dazas puis le concertiste Frédéric Guérouet, Bruno Maurice rejoint alors en Ukraine l’un des plus grand maîtres du « bayan » (accordéon russe), Vladimir Vladimirevitch Besfamilnov à l’Académie Tchaïkovsky de Kiev.
Jacques Di Donato est clarinnetiste. Il débute à l’âge de douze ans dans
l’orchestre de bal de son père. Il travaille avec les plus grandes personnalités
du show biz de l’époque : M. Chevalier, J. Brel, Barbara, L. Minelli, C.
Trenet...
Chuut…ça reste entre nous est un one man show où tout ce qui est vu est tu et tout ce qui est tu est vu. Pourtant la discrétion n’est pas de mise, le rire perturbateur et révélateur dévoile au grès des personnages si brillamment interprétés par le jeune artiste Seddiki Walid, une convivialité presque familiale entre l’artiste et son public.
Plusieurs situations défilent et s’enfilent tout au long du spectacle, inspirées d’un vécu algérien où la dérision et l’autodérision, aussi bien par le verbe que par la gestuelle, sont des outils privilégiés de la communication et de l’introspection. Rire de soi et par soi n’est-il pas le meilleur moyen de se voir tel qu’on est vraiment, à condition, bien sur, que cela reste entre nous.
Seddiki Walid, le rire guérisseur.
Le jeune artiste SEDDIKI Walid est une graine de
star qui germe au confluent de deux cultures
du rire dont les sources d’inspiration et les thèmes
divergent mais qui se rejoignent par l’usage
d’une langue française remaniée et adaptée à la
réalité de la société algérienne.
SEDDIKI Walid a 18 ans, natif de la ville de Nedroma
à Tlemcen, il a longtemps caressé le rêve de
communiquer sa joie de vivre et son talent de
comique à un plus large public que sa famille et
ses amis. Sa passion pour la scène, révélée déjà
à l’école, s’est épanouie dans les patios de la faculté
de médecine où entre deux conférences,
sur les maux du corps humain, le jeune médecin
et comique diagnostique les symptômes de sa
société, en fait un constat réfléchi et, les traite
à coup de gags et de sketchs. Le rire n’est-il pas
le meilleur des remèdes ? Certainement, mais
Chuut… ça reste entre nous.

